13.09.2017, 00:01  

La Suisse fait sans Federer et Wawrinka, et cela devrait être une constante

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Severin Lüthi mène cette équipe de Suisse rajeunie.

 13.09.2017, 00:01   La Suisse fait sans Federer et Wawrinka, et cela devrait être une constante

Par ats

COUPE DAVIS - La Suisse va affronter la Biélorussie en barrage, ce week-end. Pas sûr qu’on retrouve un jour ses deux meilleurs joueurs.

Revoir un jour Roger Federer et Stan Wawrinka défendre les couleurs de la Suisse en Coupe Davis relève-t-il vraiment de l’utopie? Severin Lüthi veut encore y croire, fonction oblige sans doute, même s’il sait que les chances de vivre une nouvelle aventure avec les héros de Lille est infime. Si infime... «Pour le barrage de cette semaine à Bienne...

Revoir un jour Roger Federer et Stan Wawrinka défendre les couleurs de la Suisse en Coupe Davis relève-t-il vraiment de l’utopie? Severin Lüthi veut encore y croire, fonction oblige sans doute, même s’il sait que les chances de vivre une nouvelle aventure avec les héros de Lille est infime. Si infime... «Pour le barrage de cette semaine à Bienne contre la Biélorussie, Roger a très vite indiqué qu’il ne le jouerait pas. Quant à Stan, la question ne se pose pas avec sa blessure», explique le capitaine de l’équipe de Suisse. Il revient donc à Henri Laaksonen et à Marco Chiudinelli d’emmener la Suisse à Bienne dans le barrage contre la Biélorussie.

«Je me concentre uniquement sur la rencontre de ce week-end. Sans regarder vers l’avenir, martèle Severin Lüthi. Et sans oublier ce que nous avons accompli il y a trois ans. Même si nous devons connaître à nouveau les affres de la relégation, personne ne pourra effacer notre victoire de 2014.»

Une «dette» acquittée

Le «problème» vient bien, toutefois, de cette victoire de Lille. Au Stade Pierre Mauroy, Roger Federer et Stan Wawrinka se sont acquittés en quelque sorte de leur «dette» envers Swiss Tennis. La conquête du saladier d’argent n’est plus désormais leur priorité. Depuis le sacre de Lille, le Bâlois et le Vaudois n’ont, ainsi, joué qu’une seule des cinq rencontres disputées par la Suisse, le barrage de 2015 à Genève contre les Pays-Bas.

«Si Roger devait rejouer en Coupe Davis, cela serait le fruit d’une décision spontanée», lâche Severin Lüthi. Instinctive plutôt comme fut celle de Roger Federer en janvier 2014 d’accompagner Stan Wawrinka, qui venait de remporter l’Open d’Australie, à Novi Sad, en Serbie, pour les trois coups d’une campagne conclue par l’apothéose que l’on sait sur la terre des «Mousquetaires». «On peut élaborer un calendrier en donnant la priorité à la Coupe Davis, poursuit le capitaine. Mais tu ne sais pas si tu vas jouer deux, trois ou quatre semaines. Et combien de fois tu devras changer de surface.»

On comprend donc que, sans un incroyable concours de circonstances, le retour de Federer (36 ans) et de Wawrinka (32 ans) en Coupe Davis n’aura jamais lieu. Même l’assurance de disputer une finale à Genève en 2019, si le projet de la Fédération internationale de tennis passe la rampe l’an prochain, ne fera pas réfléchir un Roger Federer qui se lancera la semaine prochaine à Prague dans l’aventure de la Laver Cup. On le sait, le Bâlois rêve de faire de cette épreuve – son «bébé» serait-on tenté d’écrire – la «Ryder Cup» du tennis.

«Il faut voir ce qui se passera à Prague avant de savoir si la Laver Cup peut condamner réellement la Coupe Davis, glisse Severin Lüthi. Mais il y aura à l’avenir à nouveau des grands joueurs qui voudront la gagner. Seulement, elle doit être aménagée. On m’a interrogé sur mes idées quant à un nouveau format de l’épreuve. Honnêtement, il est bien difficile de savoir dans quelle direction il faut aller.»ats


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