14.08.2017, 00:01  

Bilan peu spectaculaire mais riche en promesses

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Parmi les satisfactions helvétiques, le relais 4x100m féminin (de g. à dr. Mujinga Kambundji, Sarah Atcho,Salome Kora et Ajla Del Ponte) qui décroche un nouveau record national et une première finale mondiale.

 14.08.2017, 00:01   Bilan peu spectaculaire mais riche en promesses

ATHLÉTISME - La Suisse repart des Mondiaux de Londres sans médaille mais avec des raisons de se réjouir avec une génération montante au rendez-vous.

ats

sports@lacote.ch

Une quarantaine de pays ont gagné au moins une médaille. La Suisse n’en fait pas partie. C’est la façon brutale de dresser le bilan aux Mondiaux de Londres. Mais la manière plus nuancée, et juste, est de voir qu’une génération monte et s’affirme.

Deux 5es places (Lea Sprunger sur 400 ...

ats

sports@lacote.ch

Une quarantaine de pays ont gagné au moins une médaille. La Suisse n’en fait pas partie. C’est la façon brutale de dresser le bilan aux Mondiaux de Londres. Mais la manière plus nuancée, et juste, est de voir qu’une génération monte et s’affirme.

Deux 5es places (Lea Sprunger sur 400 m haies et les relayeuses du 4x100 m), un 8e rang (Kariem Hussein), plusieurs classements entre la 10e et la 15e place (Mujinga Kambundji deux fois en sprint, Selina Büchel sur 800 m, Géraldine Ruckstuhl à l’heptathlon, Nicole Büchler et Angelica Moser à la perche, Sarah Atcho sur 200 m): la Suisse se rapproche.

Pour mémoire, aux JO d’Athènes en 2004, l’athlétisme helvétique n’avait eu aucune place de demi-finaliste (top 16). Et aux Mondiaux, il était rentré bredouille, sans la moindre finale, en 2003, 2005, 2009, 2011 et 2013. Il y avait eu la belle parenthèse 2007, à Osaka, avec le bronze de Viktor Röthlin au marathon. Mais pour le reste, si l’on revient aux disciplines en stade uniquement, il faut remonter à 2001 pour trouver trace d’un podium (l’or d’André Bucher sur 800 m), et aux années 1990 pour l’époque glorieuse, celle des Werner Günthör ou Anita Weyermann.

L’élite suisse, aujourd’hui, est dense, avec plusieurs athlètes capables de jouer dans la cour des grands, contrairement par exemple à des pays comme la Norvège, le Portugal ou même l’Australie, qui ont certes un médaillé chacun, mais rien ou très peu derrière. Quant à l’Italie, elle est aux abonnés absents.

Dans l’attente du nouveau champion

Mais il manque la médaille, la figure marquante, la star. La Suisse possède d’excellents jeunes, qui ont d’ailleurs brillé sur les podiums aux dernières compétitions jeunesse (juniors, M23), et dont plusieurs étaient présents à Londres. Il leur faudra encore quelques années pour mûrir. Angelica Moser par exemple, qui a manqué d’un rien la finale de la perche, a beaucoup d’atouts dans son jeu. Idem pour Géraldine Ruckstuhl. A 19 ans, la Lucernoise a démontré, avec sa 11e place à l’heptathlon qu’elle pouvait devenir une grande.

Idem pour les relayeuses, jeunes et en constants progrès, pleines d’enthousiasme et de spontanéité. Lea Sprunger, à défaut de médaille (mais il ne fallait pas avoir d’attentes trop élevées!), a remporté une victoire sur elle-même, gage probable d’exploits futurs.

Trio en stagnation

Trois bémols, ou déceptions: Kariem Hussein, Selina Büchel et Mujinga Kambundji ne progressent plus depuis deux ans. Ils auraient dû être des leaders à Londres, ils n’ont pas décollé. A l’inverse, les athlètes entraînés par Laurent Meuwly (Salomé Kora, Ajla Del Ponte, Sarah Atcho et Lea Sprunger) ont évolué au pic de leur forme, au sommet de leurs possibilités actuelles.

Plus généralement, le travail de fond effectué par Swiss Athletics depuis quelques années, avec un programme ciblé de soutien à la relève, porte ses fruits. Mais la Suisse cherche encore son nouveau champion.


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