25.08.2017, 00:01  

Berolle devient la cité des ânes le temps d’un dimanche

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Andréas Bart, président de l’Association des amis des ânes, et Jean-Daniel Magnin, président du comité d’organisation de la 10eFête des ânes avec «Prune», «Max», «Némo» et «Lola» (de g. à dr.).

 25.08.2017, 00:01   Berolle devient la cité des ânes le temps d’un dimanche

FÊTE DES AMIS DES ÂNES - Plus de 75 bêtes envahiront le petit village de 300 âmes lors de la dixième édition. Rencontre avec Andréas Bart, un des Berolans à l’origine de la première édition.

Jocelyne laurent

jocelyne.laurent@lacote.ch

«Salut les copains! Vous êtes à nouveau les stars», lance Andréas Bart à ses cinq ânes. «Nemo», «Lola», «Grisette», «Prune» et «Max» paissent tranquillement dans un champ et se laissent facilement déranger le temps de poser. Seule «Grisette» ne daigne pas figurer sur la photo, préférant se faire câliner par l’assistante du photographe. «J’aimerais tellement...

Jocelyne laurent

jocelyne.laurent@lacote.ch

«Salut les copains! Vous êtes à nouveau les stars», lance Andréas Bart à ses cinq ânes. «Nemo», «Lola», «Grisette», «Prune» et «Max» paissent tranquillement dans un champ et se laissent facilement déranger le temps de poser. Seule «Grisette» ne daigne pas figurer sur la photo, préférant se faire câliner par l’assistante du photographe. «J’aimerais tellement que le mot âne n’ait plus le sens péjoratif qu’on lui prête, plaide Andréas Bart, président de l’Association des amis des ânes, et qu’il ait la place qu’il mérite dans notre société. C’est un animal très intelligent, contrairement aux idées reçues». Un vœu qui est un des objectifs poursuivi par la dixième édition de la Fête des amis des ânes qui se déroule ce dimanche (lire encadré).

«Une petite fête entre amis» avec 99 ânes

«Je suis le dernier des Mohicans», explique Andréas Bart. Le Berolan, fou d’ânes, agriculteur de formation et aujourd’hui ongleur, est l’unique rescapé de la première fête de 1999. «A l’origine, cela devait être un petit rassemblement entre copains de Berolle, propriétaires d’ânes. On voulait se retrouver et monter un petit truc entre nous, quelque chose de privé. Puis, avec le bouche à oreille, on s’est retrouvé avec 99 ânes – pas un de plus – et à organiser un gymkhana et un cortège!», se souvient Andréas Bart. La manifestation a suscité tout de suite un réel engouement, attirant pour cette première édition 1000 à 1500 spectateurs. «En 2005, 4000 à 5000 personnes ont assisté à la manifestation et en 2007, il y a même eu 7000 personnes!», rapporte le président de l’Association des amis des ânes.

Même si l’âne pâtit de sa mauvaise réputation d’animal têtu, peu intelligent, il a également en contrepartie un fort capital sympathie. Andréas Bart, comme beaucoup de sceptiques avant lui, s’est laissé séduire par cet animal en un clin d’œil. Il s’est retrouvé propriétaire d’un âne un peu par hasard, afin de soulager un voisin qui en avait trop. Il a alors découvert que la relation qui pouvait se nouer avec l’animal était à part. «J’ai réalisé que c’était un compagnon extraordinaire. Si l’on réussit à établir une relation de confiance avec lui, on peut tout lui faire faire, avec un peu de patience. Un âne, vous le montez, vous l’attelez, vous vous promenez avec, vous verrez lors du gymkhana! Un âne s’éduque un peu comme un chien, leur caractère est comparable à mes yeux.» Seul petit défaut de l’animal aux yeux du Berolan: «Il est craintif, ce qu’il ne connaît pas peut le bloquer.» Et si l’on dit dès lors de l’âne qu’il est têtu, c’est souvent davantage un signe de prudence. Là où il ne veut pas passer, c’est la plupart du temps car il y a un danger.

Patte levée en signe d’accueil

Andreas Bart a mille anecdotes marquantes tant professionnelles que privées: «Un de mes plus beaux souvenirs, en tant qu’ongleur, c’est cet âne qui, un an après ma visite, a levé sa patte en me voyant arriver afin que je m’occupe de ses sabots! Et je m’émerveille toujoursdu contact entre mes ânes et mes petits-enfants: ils font ce qu’ils veulent des bêtes, sans jamais qu’il n’y ait eu un seul coup de pied ou de dent.» Animal humble, au service de l’homme depuis des temps immémoriaux, il aurait tous les droits de s’en enorgueillir. «On devrait être fier de porter un bonnet d’âne», conclut Jean-Daniel Magnin, président du comité d’organisation de la fête et de l’Union des sociétés locales.

Une dixième édition avec un riche programme

Organisée conjointement, tous les deux ans, par l’Association des amis des ânes et l’Union des sociétés locales, la Fête des amis des ânes accueille ce dimanche plus de 75 bêtes de toutes les races et de toute la Suisse. L’événement réunit tout un village puisque la Jeunesse, les Paysannes vaudoises, notamment, participent également à la bonne marche de la fête. Le traditionnel programme de cette dixième édition ravira petits et grands. Les enfants pourront faire, par exemple, des promenades à dos d’âne et les plus grands tout savoir sur l’animal grâce à la présence, pour la première fois à Berolle, d’un stand didactique. Autres nouveautés: un stand de présentation d’asinothérapie avec de petits ânes et un tenu par le zoo de la Garenne. Le parc animalier de la faune européenne bénéficiera de la manne de la Fête des amis des ânes si la manifestation récolte un petit bénéfice. Le budget de la manifestation, à but non lucratif, est de quelque 30 000 francs, frais qui sont couverts par la vente des boissons et de la restauration. Berolle, 10e Fête des amis des ânes, samedi dès 18h30, soirée raclette. Dimanche 27 août, dès 8h, arrivée des animaux sur la place de Fête, animations toute la journée. Dès 9h, ouverture du marché artisanal. Cor des Alpes, fanfare, promenade à dos d’ânes. Dès 11h, cortège avec un attelage de 25 ânes. Dès 14h, gymkhana. Possibilité de se restaurer sur place et bus navette de la gare de Bière au collège de Berolle.


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