04.09.2017, 00:01  

Les auteurs se livrent sur les quais

Abonnés
chargement
Marc Levy a enchanté le public du festival. Il apprécie autant la proximité avec les lecteurs que le cadre «idyllique et magique» (sic).

 04.09.2017, 00:01   Les auteurs se livrent sur les quais

AMBIANCE - Changements dans l’organisation et caprices de la météo n’ont pas entamé l’enthousiasme.

Anne devaux

anne devaux@lacote.ch

La huitième édition du Livre sur les quais a été marquée par le sceau du changement. Pour la première fois, la gratuité des conférences et des tables rondes a cédé le pas devant l’impératif financier. Loin de l’intervention caustique sur le sujet de la part des Autrices et auteurs de Suisse, sur place, le...

Anne devaux

anne devaux@lacote.ch

La huitième édition du Livre sur les quais a été marquée par le sceau du changement. Pour la première fois, la gratuité des conférences et des tables rondes a cédé le pas devant l’impératif financier. Loin de l’intervention caustique sur le sujet de la part des Autrices et auteurs de Suisse, sur place, le son de cloche était bien différent. René Longet, auteur publié par différents éditeurs, dont Cabédita, remarque «Le livre sur les quais connaît de gros soucis financiers. Il est normal que l’organisation cherche à équilibrer ses comptes. Cela m’est arrivé de participer à des conférences gratuites et d’y rencontrer des gens qui vous disent qu’ils ne sont pas là pour la conférence mais parce qu’ils ont mal aux pieds. Si cela peut sauver le festival, il n’y a rien à dire. Et je serai bien bête d’exiger une rétribution.»

Mark Zellweger, qui se présente comme le «Le Tom Clancy à la sauce emmental», était invité pour la 3e fois au salon. Il a balayé le sujet: «Je vends mes bouquins et basta! Depuis ce matin, je dédicace des dizaines de livres, les sourires et «j’adore vos livres», cela me suffit comme rétribution».

Zdenka, Morgienne, habituée de la manifestation littéraire, n’est pas choquée de payer: «J’ai choisi deux conférences et une croisière littéraire. Si cela n’était pas payant, j’en aurais sélectionné plus, mais finalement ce n’est pas très cher.»

Petits bavardages

Grâce à la nouvelle installation du site, quatre tentes, devant et dans l’enceinte du château et de l’arsenal, en plus du grand vélum traditionnel «littéraire», les déplacements plus nombreux ont favorisé les rencontres fortuites. Elles sont toujours l’occasion de parler littérature, ou pas...

L’essayiste français, Jean-Louis Servan-Schreiber, accompagné de «Maya», une femelle teckel, a devisé gaiement en cheminant: «J’ai une relation intellectuelle supérieure avec «Maya» et, d’ailleurs, avec tous les teckels que j’ai eus, mais «Ari», mon retriever, m’apporte une affection sans nuage. Les chiens sont les meilleurs interlocuteurs, ils ne répondent jamais, c’est délicieux!»

Plus tard et ailleurs, mais sur le même sujet, Marc Levy, le président de l’édition, s’est amusé: «Alice», ma chienne golden retriever de 5 ans, est intellectuellement très développée. D’ailleurs, j’ai décidé de lui faire un peu la gueule car pendant trois ans et demi, elle n’a pas quitté mon bureau, et depuis la naissance de ma fille, elle campe devant la porte de sa chambre, il n’y en a plus que pour elle.»

Plus loin, sous le soleil, le conseiller d’Etat Pascal Broulis se réjouissait. Son livre «Fragile pouvoir» s’est très bien vendu «aux Valaisans, aux Neuchâtelois et aux Genevois!»

Isabelle Alonso, journaliste et écrivaine française, ne tarissait pas d’éloges «On se bat pour venir ici, la beauté des lieux, les bénévoles se plient en quatre, la gentillesse et la bienveillance des gens...»

Gros caprices

La météo a fait des siennes pour la première fois à l’occasion du Livre sur les quais. Finalement, les intermèdes pluvieux étaient adaptés à l’Irlande, le pays invité. Ils ont plongé l’événement dans l’atmosphère irlandaise où «soleil et pluie se courent après; et, parfois, c’est pluie et soleil…», a plaisanté l’auteur Rooney Padraig. Quant à l’autrice écossaise Denise Mina, elle s’est exclamé: «La pluie? Mais non, ce n’était rien!».

Les fans du festival n’en ont eu cure, ils se sont précipités sous les tentes où les espaces plus aérés permettaient d’approcher leurs auteurs préférés. Patricia, bénévole pour la 4e année, observait: «C’est beaucoup mieux. On peut regarder la couverture, toucher le livre et parler avec l’auteur.» Et les badauds? De retour dimanche sous le soleil, allant d’une activité à l’autre, papotages et flâneries, accolades et becs, ils y ont trouvé aussi leur compte. Toute l’ambiance y était.

un bilan positif

Les visiteurs, toujours aussi nombreux, 40 000 en trois jours, n’ont pas reculé devant la pluie. Pour Sylvie Berti Rossi, cofondatrice de l’événement, «c’est un signe fort qui marque l’attachement des gens au festival». Cette année encore, l’organisation a été plébiscitée par le public et les auteurs et les libraires. Les activités ont connu une forte affluence, notamment sous la tente jeunesse et sur la place du Goût.

L’introduction du «pass» n’a pas soulevé un tollé, loin de là. Néanmoins, Sylvie Berti Rossi attend les chiffres pour faire une analyse affinée de cette 8e édition. «Nous réfléchirons au coût du pass pour les familles avec des ados ainsi que pour les étudiants» a-t-elle ajouté.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top